Vendredi 18 juillet 2008 5 18 /07 /Juil /2008 12:37

Les ondes sont-elles un risque pour la santé ? La polémique est récurrente, l'inquiétude, croissante. Les scientifiques, eux, se divisent. L'Express ouvre le dossier et explore son volet le plus préoccupant : les antennes relais. Contrairement aux recommandations, certaines sont situées à moins de 100 mètres d'un établissement scolaire. Nous en publions la liste en exclusivité. Elle n'est sûrement pas exhaustive, mais confirme une évidence : la France prend moins de précautions que ses voisins.

En janvier dernier, l'annonce de l'intervention chirurgicale subie par le cardinal Philippe Barbarin pour soigner une tumeur de la prostate a plongé les Lyonnais dans la perplexité. Hasard ou malédiction ? Les deux prédécesseurs de l'archevêque avaient, eux aussi, été touchés par la même maladie : Mgr Jean Balland, emporté en 1998 par un cancer du poumon, et Mgr Louis-Marie Billé, décédé en 2002 d'une tumeur au côlon. Depuis longtemps, il se murmure dans la capitale des Gaules que la « malédiction » pourrait avoir un lien avec les antennes relais de téléphonie mobile plantées sur le toit de la basilique de Fourvière. La rumeur n'est pas totalement infondée... En 2003, peu après l'installation de Mgr Barbarin, des experts sollicités dans la plus grande discrétion par l'archevêché sont en effet venus mesurer l'intensité des champs électromagnétiques dans l'édifice religieux. « Ils ont trouvé des taux très élevés, notamment dans le bureau de mes prédécesseurs, confirme Mgr Barbarin à L'Express. Par précaution, j'ai préféré m'exiler dans une annexe située à 500 mètres, moins exposée. »


Après le tabac, le soleil, la pollution ou encore les pesticides, voici donc les ondes radio accusées à leur tour d'avoir des effets délétères. C'est en tout cas ce que suggèrent les scientifiques et médecins qui, à l'initiative du neuropsychiatre David Servan-Schreiber, ont lancé, en juin, un appel à la prudence aux utilisateurs de portables.

L'inquiétude est à la mesure de la place prise par ces technologies dans notre société hypercommunicante. La France compte 53 millions de téléphones mobiles, mais aussi 47 000 antennes relais plantées partout sur les immeubles, les pylônes ou les clochers. Ces émetteurs sont chargés d'assurer les liaisons avec le réseau téléphonique. En zone urbaine, on en trouve en moyenne un tous les 300 mètres. Ajoutons les bornes Wi-Fi (31 000 autorisées, en 2007, dans les lieux publics), les émetteurs de radio FM et de télévision, la CB, les téléphones sans fil d'intérieur, le Bluetooth, les lampes basse consommation et les lignes à haute tension.

Ce brouillard électromagnétique est-il vraiment toxique ? La question se pose de manière récurrente dans tous les pays depuis près d'une décennie, et elle n'est toujours pas définitivement tranchée. Comme pour les OGM ou le nucléaire, voici même réunis tous les ingrédients de la polémique : des spécialistes divisés ; des militants prêts à dénoncer une menace invisible, mais potentiellement catastrophique ; un lobby industriel soucieux de préserver ses intérêts ; des pouvoirs publics dépassés ou paralysés... Une fois de plus se pose aussi la question du principe de précaution : comment évaluer l'impact d'un phénomène dont on ne connaît pas les effets à long terme ?

Il a fallu attendre la fin des années 1960 pour que les scientifiques, notamment militaires, s'intéressent sérieusement à l'impact des rayonnements électromagnétiques sur les organismes vivants. Tout commence à l'ambassade des Etats-Unis à Moscou, où le personnel est victime de malaises inexpliqués et présente un taux de cancers et de leucémies jamais vu. Après la mort de deux ambassadeurs, les services de contre-espionnage découvrent que les Soviétiques ont truffé les murs de micros et d'émetteurs espions, et qu'ils braquent en permanence des faisceaux radar sur le bâtiment. Pour la première fois, des troubles physiologiques sont attribués aux rayonnements hertziens.

Des programmes de recherche lancés sur des animaux mettent bientôt en évidence les effets thermiques des ondes électromagnétiques, notamment dans la gamme des hyperfréquences. Ces fréquences très élevées, comme celles utilisées par les radars, les fours à micro-ondes et les... portables (a fortiori les relais), agitent les molécules d'eau lorsqu'elles traversent l'organisme, en provoquant un échauffement, voire une brûlure si on se trouve très près de l'antenne.

Depuis les années 1980, d'autres études ont montré l'existence d'effets plus inquiétants encore, qualifiés de « biologiques ». Ils sont soupçonnés de perturber le fonctionnement des cellules, de fragiliser l'ADN et de dérégler le système immunitaire. Ils peuvent être induits par des rayonnements de faible intensité, mais aussi par les pulsations caractéristiques des signaux radio émis par les mobiles, qui, pour transmettre leur position, envoient des suites d'impulsions à très basse fréquence. Un chercheur belge de l'Université catholique de Louvain vient ainsi de publier une étude montrant que les rats de laboratoire exposés aux ondes des portables et des réseaux Wi-Fi ont un taux de mortalité multiplié par deux. En février, une équipe de l'université de Clermont-Ferrand avait pour sa part mis en évidence des réactions préoccupantes chez les plants de tomate exposés aux mêmes rayonnements. Après seulement dix minutes, ils avaient sécrété des molécules de stress !


Les résultats des recherches épidémiologiques menées sur l'homme demeurent malgré tout ambigus. En 2000, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait estimé que les mobiles n'entraînaient aucun effet néfaste pour la santé. Reconnaissant des lacunes sur le sujet, l'OMS avait néanmoins lancé, l'année suivante, la plus grande étude jamais réalisée dans 13 pays européens, baptisée « Interphone ». L'objectif était d'interroger, au sujet de leur usage du portable, des personnes atteintes de tumeurs de la tête. Cette enquête a été bouclée en 2006, mais ses résultats définitifs - sujets à débats entre scientifiques des différents pays - n'ont toujours pas été publiés. Martine Hours, médecin épidémiologiste responsable du volet français de l'étude, s'en indigne et lance dans L'Express (voir page 24) un appel pour que ces informations soient enfin diffusées. En attendant, d'autres études ne manquent pas d'inquiéter. L'une d'elles, rendue publique en Suède en 2007, a pointé un risque « faible mais accru » de gliome (forme de cancer du cerveau) chez les utilisateurs intensifs de portables.

Les sceptiques ne désarment pas pour autant. A commencer par l'Académie de médecine. Le 17 juin, celle-ci s'est fendue d'un communiqué en réaction à l'appel de David Servan-Schreiber. Les académiciens ont vu là une « opération médiatique ». Selon eux, les enquêtes disponibles ne montrent pas d'« excès de risque significatif ». Pis, le fait d'« inquiéter l'opinion dans un tel contexte relève de la démagogie ». Denis Zmirou, chercheur à l'Inserm et ex-directeur scientifique de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset), doute quant à lui que les effets biologiques « remettent en question la survie de la cellule ou du plan de tomate ». Même ironie du côté du Prix Nobel de physique Georges Charpak : « Ceux qui vont skier reçoivent en deux mois, à cause des rayons cosmiques, la même quantité de radiations que celle tolérée par l'industrie nucléaire. Alors oui, j'ai peur du téléphone portable : j'ai peur de me faire renverser par un type qui téléphone au volant. »


Antennes : les opérateurs se défendent

« Autant il existe des interrogations sur les effets des téléphones mobiles, autant les spécialistes, comme les autorités sanitaires, s'accordent sur l'innocuité des antennes relais », affirme l'Association française des opérateurs mobiles (Afom), en soulignant que les émetteurs de radio FM et de télévision constituent « de très loin » les principales sources d'exposition du public aux radiofréquences. « Pour autant, les préoccupations de nombreuses personnes sont réelles, même si elles n'ont pas de fondement scientifique, souligne Joël Amar, du service communication de l'Afom. Mais il faut savoir qu'une réduction du nombre d'antennes ou une diminution de leur puissance peut avoir des effets pervers : elle entraînerait automatiquement les téléphones portables à augmenter leur puissance pour garder le contact avec les relais, en multipliant du même coup les risques »...

Qui a raison ? Et, surtout, qui croire quand on sait que les organismes de contrôle se sont décrédibilisés ? On retrouve souvent les mêmes experts dans plusieurs rapports officiels ayant conclu à l'absence de risque pour la santé, en particulier celui de l'Afsset, publié en 2003. Or cet organisme, chargé de surveiller l'impact de la téléphonie mobile, a été malmené, en 2005, par un scandale à la suite d'une enquête conjointe de l'Inspection générale des affaires sociales et de l'Inspection générale de l'environnement. Ces investigations ont en effet révélé les collusions de plusieurs experts de l'agence chargés de rédiger le fameux rapport : l'un était membre du conseil scientifique de Bouygues, l'autre travaillait pour une publication subventionnée par Orange...

Si les dangers du téléphone peuvent être évités (en utilisant une oreillette ou en... se passant de communiquer), il n'en va pas de même pour ceux de ces antennes auxquelles toute la population est exposée et qui suscitent une inquiétude grandissante. Partout, à la ville comme à la campagne, un vent de fronde se lève. Les riverains, relayés par des associations telles que Priartem ou Robin des toits, accusent les émetteurs de provoquer des maux de tête, des trous de mémoire, des leucémies ou des cancers. Dans la Drôme, l'Aude, le Gard, les Côtes-d'Armor, le Rhône et l'Ain, les phobiques des relais interpellent les élus et poursuivent les opérateurs en justice pour chasser leurs équipements des églises, des édifices publics ou des écoles. Considérant que « les clochers sont faits pour porter des croix, pas des antennes », l'évêque de Belley (Ain), Mgr Guy Bagnard, a réitéré son intention de bannir les émetteurs du diocèse : les contrats de sept paroisses encore équipées ne seront pas renouvelés ; les prêtres qui ont donné leur accord sans en informer l'évêché ont été rappelés à l'ordre. A Lens (Pas-de-Calais), le maire (PS), Guy Delcourt, a entamé une bataille juridique contre SFR pour faire enlever les émetteurs plantés sur l'hôtel de ville et dans un secteur résidentiel. A Bourg-de-Péage (Drôme), les habitants ont réussi à faire déplacer l'antenne implantée près du groupe scolaire Jean-Moulin. A Paris, ce sont les bornes Wi-Fi qui inquiètent : les systèmes de six bibliothèques municipales ont été débranchés à la suite de plaintes de salariés se disant victimes de malaises et de maux de tête.


Dans les zones urbaines, on trouve en moyenne un relais téléphonique tous les 300 mètres.

Reste à savoir à qui se fier pour estimer le rayonnement des antennes... En cas de litige, des mesures sont effectuées par des techniciens rétribués, la plupart du temps, par les opérateurs. Ceux-ci sont donc prévenus à l'avance des contrôles. « On tombe parfois sur des rapports de mesure faisant état de chiffres fantaisistes, par exemple une exposition de 0,05 V/m, qui rendrait toute communication impossible », note Pierre Le Ruz. Le responsable de l'association Robin des toits, Etienne Cendrier, a été assigné en justice pour avoir accusé Bouygues, SFR et Orange de baisser la puissance de leurs émetteurs au moment des mesures. Bouygues a obtenu, en juin 2005, une condamnation pour diffamation devant un tribunal civil. Mais SFR et Orange, qui ont attaqué au pénal, ont été déboutés en mai 2006 : le tribunal a conclu à la bonne foi du militant, et, implicitement, à la véracité de son accusation, étayée par de nombreux témoignages.

Que faire en attendant que les experts tombent d'accord ? Des médecins donnent des conseils de prudence (voir page 22) en insistant sur les utilisateurs les plus fragiles : les enfants. Il faudrait donc restreindre l'usage du portable par les plus jeunes et leur donner des oreillettes, mais aussi, logiquement, les protéger des rayonnements des antennes relais. Or, comme le montre la carte établie par L'Express, des dizaines d'émetteurs sont encore installés, en France, sur les toits des écoles ou à leur proximité immédiate. Ce constat va à l'encontre de la recommandation de l'Observatoire national de la sécurité des établissements scolaires, qui conseille, depuis 2002, d'éloigner ces antennes relais à plus de 100 mètres des salles de classe. Une distance minimale quand on sait que la limite est fixée à 300 mètres dans de nombreux pays européens et à 500 mètres en Finlande...

A Lyon, le 20 juin, lors d'un débat organisé par la mairie entre des habitants et une quinzaine d'experts, des parents d'élèves ont notamment évoqué le cas de l'école Victor-Hugo, à la Croix-Rousse, où un élève a été diagnostiqué avec un lymphome dans une classe située sous une antenne relais de SFR. Un an plus tard, un autre élève, dans la même classe, assis à la même place, a souffert d'une leucémie. En mars, les parents ont réussi à obtenir le démontage de l'installation. Mais l'inquiétude demeure pour d'autres groupes scolaires de l'agglomération lyonnaise comme Gerson, Albert-Camus et Lamartine. A Saint-Cyr-l'Ecole (Yvelines), huit cas de leucémies et de tumeurs au cerveau sont apparus chez des enfants ayant fréquenté l'école Bizet entre 1991 et 2002. Une enquête épidémiologique du ministère de la Santé a reconnu en 2004 que l'incidence dans cette classe d'âge était deux fois supérieure à la moyenne, mais elle a également conclu qu'il s'agissait probablement d'une « fluctuation statistique normale ».

Quels que soient les résultats de prochaines études sur le sujet, la polémique sur les mobiles et leurs antennes relais n'est pas près de s'éteindre, à moins d'une preuve écrasante et très peu probable de leur innocuité. A Paris, où la charte de bonne conduite signée en 2003 arrive bientôt à échéance, comme dans beaucoup d'autres villes et villages de l'Hexagone, les opérateurs risquent d'être mis à rude épreuve dans les prochains mois.

 

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Par Danger ondes
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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /Juil /2008 11:38

Handicapés par les ondes, ils doivent se protéger et vivre dans des lieux hermétiques.

 

Ça sent la peinture dans le nouveau trois pièces d'Evelyne Rouquié, dans le XVIIIe arrondissement de Paris. La chargée de recherche en arts plastiques badigeonne murs et plafonds. Première couche : du noir. Un film d'anthracite, rempart contre les ondes wi-fi et antennes voisines qui lui rendent la vie impossible. Electrosensible, la quinqua se prépare une coquille hermétique aux ondes qui picotent et brûlent ses mains et ses bras. Elle enduit murs, plafonds et sol d'une couche isolante de graphite, qu'elle recouvrira de blanc, avant de tendre aux fenêtres des rideaux en coton, cuivre et fil d'argent.

«Vertiges». Elle a découvert son handicap en août 2007, après un mois de vacances. «Au retour, j'ai ressenti des vertiges, des vibrations, de la fatigue, je ne pouvais plus dormir», se souvient la néo-électrosensible. Les médecins ne comprennent pas et diagnostiquent une dépression. M al dans son appartement, elle part vivre chez des amis. Jusqu'à ce qu'elle apprenne que six antennes UMTS ont été installées en face de chez elle pendant son absence. Evelyne Rouquié fait le lien et vend l'appartement. Dans la foulée, elle troque sa carte du parti socialiste («Delanoë installe du wi-fi dans les parcs sans penser aux enfants») et devient la responsable de la communication des Verts dans le XVIIIe.

Hier, Etienne Cendrier, porte-parole des Robin des toits, et André Bonnin, responsable du réseau Electro hypersensibilité, sont venus faire l'état des lieux à la nouvelle adresse d'Evelyne Rouquié. Elle les accueille en tenue de travail, casquette gavroche isolante doublée de feuilles d'argent enfoncée sur le crâne. «Tu sens comme ça bombarde ?», demande-t-elle, dans un bric-à-brac de pinceaux et pots de peinture, à André Bonnin. Electosensible lui aussi, celui-ci n'a pas besoin de son attirail pour percevoir les ondes. Il sent le «hot spot», point de concentration de champs électromagnétiques . «Sûrement un téléphone sans fil ou un réseau wi-fi en dessous, puisque le sol n'est pas encore isolé», estime le musicien de profession. Vérification : il dégaine sa sonde isotropique, boîtier flanqué d'une sorte de micro en mousse jaune, pour mesurer le niveau général des ondes. Puis son analyseur de spectre, longue flèche bleue qui lui permet d'affiner le diagnostic. Verdict : 1,5 volt par mètre maximum dans l'appartement. L'Etat en autorise 40. Les hypersensibles sont gênés à partir de 0,2 volt par mètre.

Baldaquin. Les chiffres explosent quand l'appareil vise l'immeuble d'en face. Derrière l'échafaudage sur lequel travaillent une dizaine d'ouvriers, on aperçoit l'antenne UMTS. «Ils ramassent des quantités d'ondes colossales, mais ils ne savent pas, commente Etienne Cendrier. Et même s'ils savaient, ils ne pourraient pas s'offrir une protection adéquate.» Une veste protectrice se vend 100 euros. Evelyne Rouquié a déboursé près de 1 500 euros pour recouvrir ses murs d'anthracite et payera ses rideaux 30 euros le mètre carré. Si cela ne suffit pas, elle s'offrira un baldaquin pour abriter son lit. A 1 000 euros la moustiquaire, ça faire cher la déco romantique.
Le prix du sommeil.

LUCIE LAUTRÉDOU



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Mardi 8 juillet 2008 2 08 /07 /Juil /2008 11:31

Université de Louvain - Etude sur le vieillissement prématuré et la mortalité des rats exposés à faible dose et à très long terme aux ondes de la téléphonie mobile

 

> Modification du système sanguin
> Perte de mémoire
> Taux de mortalité plus de 2 fois supérieur à celui des rats non exposés



"(...) résultats à confirmer, l'étude vient de commencer (...)" : non, cette étude sur les rats est terminée. Le promoteur de la thèse (Pr André Vander Vorst) de celui qui a mené cette étude (Dirk Adang) a d'ailleurs affirmé qu'il s'agissait de l'étude la plus longue qu'il connaissait à des faibles niveaux d'exposition (en deçà des normes de l'OMS).

 


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Lundi 7 juillet 2008 1 07 /07 /Juil /2008 11:40
Le site de l'Agence Nationale des Fréquences vous permet de localiser toutes les antennes relais, des antennes de radiodiffusion et tout autres stations.

Cliquez ici pour savoir www.cartoradio.fr
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Mercredi 2 juillet 2008 3 02 /07 /Juil /2008 17:57

Un rapport  réalisé par des scientifiques américains basés à l'Université d'Albany, dans l'Etat de New York, révèle "de graves risques en matière de santé publique liés à l'exposition aux champs électromagnétiques, des lignes électriques aux téléphones mobiles".

Selon ces travaux parrainés par le BioInitiative working group, un groupe de travail regroupant des scientifiques internationaux, les ondes électromagnétiques, auxquelles la population est de plus en plus exposée au quotidien du fait du développement du "tout sans fil", entrainent des maladies aussi graves que la leucémie infantile et différents types de cancers, mais aussi des troubles du sommeil, des céphalées et des pertes de mémoire. La généralisation du Wi-Fi, l'hyperprésence des téléphones portables, et les fils électriques disposés un peu partout sont les principaux responsables de ces expositions quotidiennes, toujours selon le rapport.
D'après l'enquête des scientifiques, les lignes électriques et toutes les expositions électriques seraient responsables de cas de leucémie infantile, mais aussi de cas de cancers de l'adulte. Le rapport accuse également les téléphones mobiles et sans fil de causer des tumeurs au cerveau, des névromes acousti! ques, ainsi que la maladie d'Alzheimer. Enfin, selon BioInitiative, l' ensemble des technologies sans fil, allant du Wi-Fi aux différentes radiofréquences destinées à communiquer seraient des milliers de fois plus fortes que les niveaux susceptibles de causer des troubles du sommeil, des maux de tête, des troubles de la mémoire et des problèmes de concentration.

Ces travaux sont, pour ces scientifiques "un appel à se réveiller et à prendre conscience que ces expositions aux ondes électromagnétiques sont très graves pour la santé". Le groupe appelle à une réaction des pouvoirs publics, décrivant la situation comme "inacceptable".
Prenant l'exemple du téléphone portable, le Dr. Lennart Hardell, membre du groupe, explique : "les preuves des risques liés au téléphone sans fil ou mobile sont très convaincantes si on considère les personnes qui les ont utilisés durant plus de dix ans, et quand ils sont utilisés toujours du même côté". Les tumeurs au cerveau mettant quinze à vingt ans à se développer! , cela signifie, selon lui, que "nous ne connaitrons tous les risques qu'à long terme". Aujourd'hui, la hausse du risque de tumeur pour les utilisateurs fréquents de téléphones portables a été évaluée entre 20 et 200%, selon la fréquence et le temps d'utilisation.

L'association demande enfin à ce que les limites internationales d'exposition autorisées soient revues à la baisse. Celles-ci ne sont, selon elle, pas en mesure de protéger la population.
Les dangers des ondes électromagnétiques inquiètent de plus en plus. Le mois dernier, les associations Agir pour l'Environnement et Priartém ont demandé dans un communiqué commun à ce que les programmes d'implantation en masse du Wi-Fi, en particulier dans les écoles, soient immédiatement arrêtés. Elles parlaient d'"une accumulation de résultats de recherches qui viennent confirmer l'hypothèse du risque", et "d'un déficit d'information fiable sur ces questions". Autre organisme ! inquiet, le Criirem (Centre de recherche et d'Informations Indépendant es sur les Rayonnements électromagnétiques) a également rendu publiques ses inquiétudes quant à la banalisation de l'usage de la technologie Wi-Fi, et à la généralisation du "tout sans fil", notamment à domicile. Qualifiant cette tendance de "scandaleuse", le Criirem s'était insurgé contre l'"accélération de la pollution magnétique".

Le site
The BioInitiative Report


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Mercredi 2 juillet 2008 3 02 /07 /Juil /2008 17:32
Les ondes électromagnétiques sous les projecteurs. Alors que les ondes font à nouveau la une des journaux, le Conseil de Paris prend les devants en lançant, lundi 16 juin, une étude sur les risques sanitaires liés à l'exposition au Wi-Fi dans la ville de Paris.

C'est sous l'impulsion de Denis Baupin, soutenu par les Verts, que l'initiative a été votée. Le projet « Paris Wifi » (internet sans fil), qui prévoit que 80% des immeubles parisiens soient connectés au très haut débit d'ici 2010, inquiète en effet. C'est pourquoi, l'exécutif propose d'organiser une « conférence citoyenne » sur le thème « ondes et santé » dont l'avis sera rendu public au plus tard au printemps 2009.

Toutefois, tout en réaffirmant que la ville se voulait « vigilante », Anne Hidalgo, première adjointe, a quant à elle souligné que la mairie avait déjà mené une « campagne de mesures des champs électriques sur six bibliothèques (Italie, Lancry, Faidherbe, Vandamme, Trocadéro et Valère) : il s'avère que ces champs sont de 80 à 400 fois inférieurs aux limites fixées par la réglementation » (décret du 3 mai 2002). En complément le prochain Comité d'hygiène et de sécurité devrait également donner un avis sur le wi-fi dans les bibliothèques.

Le médecin français, David Servan-Schreiber, récemment contacté par Neteco, propose pour sa part une dizaine de mesures simples pour limiter l'effet des ondes. Tandis qu'au niveau national, les ministères de l'Écologie et de la Santé ont demandé, en novembre 2007, un rapport sur les rayonnements, notamment lors de liaisons wi-fi, à l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset). Il devrait être achevé fin 2008.


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Mardi 1 juillet 2008 2 01 /07 /Juil /2008 17:26

Ordinateurs, tél évisions, hi-fi, lampes halogènes, fours à microondes... Sans le savoir, l'homme évolue dans un enchevêtrement d'ondes électromagnétiques créées par des millions de systèmes de communication. Avec le développement fulgurant des technologies sans fil, du téléphone portable au wi-fi, la portée de ces ondes s'est démultipliée. Aujourd'hui, on compte plus de deux milliards d'utilisateurs de cellulaires dans le monde, dont 40 millions en France, et rien ne semble arrêter le développement du wi-fi : l'an dernier, 31000 bornes ont été autorisées. Résultat ? Nous baignons dans un brouillard électromagnétique toujours plus dense. Cet electrosmog, comme l'appellent les Anglo-Saxons, serait un milliard de fois plus puissant que les champs électromagnétiques naturels. Quel est l'impact de cette pollution électromagnétique sur la santé ? Faut-il avoir peur des téléphones portables ? Voire interdire le wi-fi dans les espaces publics ?


Les ondes sont-elles dangereuses
La plupart des ondes électromagnétiques sont très faibles et ne pénètrent pas l'organisme. Ce n'est pas le cas des ondes à hyperfréquences appelées aussi micro-ondes. Lorsqu'elles traversent un organisme biologique, ces ondes interagissent avec ses molécules d'eau. Ces dernières vont s'agiter, se retourner et frotter les unes contre les autres. C'est ce frottement des molécules entre elles qui p
roduit de la chaleur. Dans le cas du four à micro-ondes, cela sert à cuire les aliments. Or le téléphone portable utilise le même mécanisme pour transporter des données, mais à des doses beaucoup plus faibles : seulement 2 watts contre 800 watts dans un four ! Le hic, c'est que les ondes électromagnétiques émises par la téléphonie mobile sont directement absorbées par le cerveau. Il existe un risque que certaines cellules cérébrales soient affectées par l'utilisation prolongée d'un cellulaire contre son oreille. Toute la complexité du problème est de savoir si ces perturbations sont régulables par l'organisme ou pas.


Que sait-on sur les téléphones portables ?
Au cours des trente dernières années, environ 25 000 articles scientifiques ont été publiés sur les effets biologiques des rayonnements non ionisants, sans qu'on ait pu établir la preuve formelle de leur nocivité. Pourquoi ? Parce qu'on manque de recul : les téléphones portables ne datent que d'une dizaine d'années, le wi-fi est encore plus récent. Tous les regards convergent donc vers Interphone, l'unique programme de portée internationale qui suit depuis dix ans une cohorte d'usagers de téléphones portables souffrant de tumeurs du nerf acoustique, des glandes salivaires et du cerveau. Pour l'instant, sept des treize pays participants, dont la France, ont déjà publié leurs résultats. Ils sont alarmants. Tous concluent à un risque accru de développer un gliome, la forme la plus maligne des tumeurs du cerveau, après une utilisation du cellulaire d'au moins dix ans. Mais attention, temporise la chercheuse Martine Hours, qui coordonne l'étude pour la France au Centre de Recherche et d'Information sur le Cancer (Cire) à Lyon : «Tant que tous les pays n'ont pas encore publié leurs résultats, il est trop tôt pour conclure à un risque significatif.» Ces conclusions rejoignent pourtant plusieurs analyses, dont celle des chercheurs suédois Lennart Hardell et Kjell Hansson, qui montre qu'au-delà de dix ans d'utilisation du cellulaire, le risque de développer un glio
me est multiplié par deux et demi ! Une synthèse de 1500 études internationales, le Biolnitiative Working Report, dresse un tableau encore plus effrayant. Elle observe des altérations de I'ADN, une baisse de la production de mélatonine qui régule le stress, une perturbation du système immunitaire, le développement de tumeurs du cerveau, de cancers infantiles, de cancers du sein ou de la maladie d'Alzheimer, etc. S'il y a un risque pour les adultes, il est a fortiori encore plus grand pour les enfants et adolescents. Pourquoi ? Parce que leur boîte crânienne est plus fine, leur système immunitaire plus faible, leur cerveau en pleine croissance. Et qu'ils sont exposés plus longtemps que les adultes à cette technologie.


Quid du wi-fi ?
Comme la dernière génération de téléphones portables, le wi-fi utilise la même fréquence que celle des micro-ondes (2 400 MHz), mais émet sur des distances beaucoup plus courtes et à moindre puissance. Exemple : en restant un an à côté d'une borne wi-fi, on reçoit la même dose électromagnétique qu'en téléphonant d'un mobile pendant 20 minutes ! Officiellement, le wi-fi ne présente donc aucun risque pour la santé et peu d'études lui sont consacrées. Reste que, à la différence des téléphones portables, l'exposition est continue, ce qui pousse l'Agence européenne pour l'Environnement à réclamer davantage de mesures pour réguler son installation. Au nom du principe de précaution, l'Autriche et l'Allemagne ont recommandé l'an dernier d'éviter le wi-fi dans les écoles. En France, après plusieurs plaintes d'employés, la direction de la Bibliothèque nationale de France (BnF) vient de couper l'accès à l'internet sans fil pour installer des réseaux filaires.


Et des antennes ?
Le flou demeure. Pour l'Agence française de Sécurité sanitaire de l'Environnement et du Travail (Afsset), il n'existe aucune preuve scientifique de leur nocivité car elles rayonneraient de 50 à 60 fois moins que les antennes radio ou de télévision. Pourtant, plusieurs études, dont celle de la ville de La Nora, en Espagne, évoquent un lien significatif entre antennes-relais et certains symptômes, parmi lesquels fatigue, perturbations du sommeil, éruptions cutanées, difficultés de concentration, problèmes cardiovasculaires ou troubles visuels. Récemment, une étude du Dr Gerd Oberfeld, du département de la santé publique à Salzbourg, a conclu à une augmentation significative du risque de cancer dans un rayon de 200 mètres autour des antennes-relais. En France, l'implantation d'une antenne-relais près des habitations n'est soumise à aucune réglementation. Le gouvernement se contente de suivre la Commission européenne qui recommande des seuils de puissance à 41, 58 et 61 volts par mètre selon les fréquences. Des limites bien au-dessus de celles appliquées par la Pologne (6 V/m) , la Suisse (4 V/m) ou le Luxembourg (3 V/m).

 

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Par Danger ondes
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Mardi 1 juillet 2008 2 01 /07 /Juil /2008 15:03
A Paris, quatre établissements ont dû débrancher les bornes

Quatre bibliothèques de la Ville de Paris ont dû débrancher leurs bornes Wi-Fi face aux inquiétudes du personnel. Dernière en date . la bibliothèque inter-universitaire Sainte-Geneviève, dans le 5è arrondissement. La direction a pris cette décision après qu'un employé eut décidé d'exercer son droit de retrait, en vertu d'un moratoire sur le Wi-Fi, adopté en octobre 2007 par le comité d'hygiène et de sécurité.

Magasinier depuis quatre ans dans cet établissement, Gabriel Fondet témoigne ; "Les douleurs se sont installées progressivement. Entre les téléphones portables activés, les ordinateurs portables connectés au Wi-Fi, les lampes à fort rayonnement, les antennes-relais de téléphonie à proximité, nous sommes exposés en permanence. "D'autres témoignages lui ont permis de déterminer l'origine de ses troubles.

Néanmoins, il reste prudent ; "Les autres sources de pollution électromagnétiques sont à prendre aussi en compte. Le Wi-Fi seul n'est peut-être pas responsable de tous les ma ux " , admet M. Fondet.

Le syndicat Supap-FSU et les associations Priartem, Agir pour l'environnement et Robin des toits soutiennent les employés. "Certains avancent que les douleurs seraient psychosomatiques. C'est un argument sans preuve ! Nous n'avons aucune prénotion sur le niveau d'exposition à partir duquel les gens souffre nt", explique Stéphane Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'environnement.

Janine Le Calvez, présidente de Priartem, fait le même constat : "Le Wi-Fi a été développé sans aucune étude d'impact sanitaire. Nous sommes passés du déni des effets à l'incertitude. "

Les responsables de l'Association française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) ne partagent pas cet avis. " Nous ne pouvons pas nous permettre d'éliminer d'autres causes, comme le stress, lié à la présence d'antenne de rayonnement . Scientifiquement, on ne peut accorder foi à la thèse des malaises dus au Wi-Fi. Il ny a aucun trouble connu à court terme estime Olivier Merckel, chef de l'unité agent physique.

Face à ces interrogations, la connexion filaire traditionnelle fait son retour comme à la Bibliothèque nationale de France et dans les écoles de Courbevoie (Hauts-de-Seine).

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Par Danger ondes
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Mardi 1 juillet 2008 2 01 /07 /Juil /2008 14:58
Le centre de recherche et d'information indépendantes sur les rayonnements electromagnétiques (criirem) et l'association wwf organisent un colloque sur les dangers des pollutions électromagnétiques le mardi 23 octobre, à paris. l'objectif est de sensibiliser aux risques des ondes électromagnétiques sur la santé, qui inquiètent de plus en plus associations et scientifiques. a l'heure du "tout sans fil", les risques seraient très méconnus.

D'après les organisateurs du colloque, "la pollution électromagnétique s'intensifie, exposant le public à des niveaux de rayonnement sans précédent". le téléphone portable, la technologie wi-fi, mais aussi les téléphones sans fil et fils électriques émettent en permanence des ondes. selon les deux associations, ils entrainent des "risques accrus de maladies graves : leucémie infantile, cancer du cerveau, maladie d'alzheimer, modifications de l'adn, troubles du sommeil". ce colloque, baptisé "des vérités qui dérangent" intervient alors que "les signaux d'alerte se multiplient de par le monde mais restent le plus souvent ignorés des autorités sanitaires".

Le 31 août dernier, un rapport réalisé par des scientifiques américains et européens du "bioinitiative group", révélait "de graves risques en matière de santé publique liés à l'exposition aux champs électromagnétiques, des lignes électriques aux téléphones mobiles". durant le colloque, le dr. johansson, un des auteurs de ce rapport, fera une synthèse en français des conclusions de ces travaux.

Selon ce rapport, les ondes électromagnétiques, auxquelles la population est de plus en plus exposée au quotidien du fait du développement du "tout sans fil", entrainent des maladies aussi graves que la leucémie infantile et différents types de cancers, mais aussi des troubles du sommeil, des céphalées et des pertes de mémoire. la généralisation du wi-fi, l'hyperprésence des téléphones portables, et les fils électriques disposés un peu partout sont les principaux responsables de ces expositions quotidiennes, toujours selon le rapport.

Le rapport accuse également les téléphones mobiles et sans fil de causer des tumeurs au cerveau, des névromes acoustiques, ainsi que la maladie d'alzheimer. enfin, selon bioinitiative, l'ensemble des technologies sans fil, allant du wi-fi aux différentes radiofréquences destinées à communiquer seraient des milliers de fois plus fortes que les niveaux susceptibles de causer des troubles du sommeil, des maux de tête, des troubles de la mémoire et des problèmes de concentration.

Prenant l'exemple du téléphone portable, le dr. lennart hardell, membre du groupe, explique : "les preuves des risques liés au téléphone sans fil ou mobile sont très convaincantes si on considère les personnes qui les ont utilisés durant plus de dix ans, et quand ils sont utilisés toujours du même côté". les tumeurs au cerveau mettant quinze à vingt ans à se développer, cela signifie, selon lui, que "nous ne connaitrons tous les risques qu'à long terme". aujourd'hui, la hausse du risque de tumeur pour les utilisateurs fréquents de téléphones portables a été évaluée entre 20 et 200%, selon la fréquence et le temps d'utilisation.

Le 25 septembre dernier, une étude française, à paraître dans la revue d'epidémiologie et de santé publique, confirmait le risque de développer une tumeur cérébrale ou acoustique après dix années d'utilisation d'un téléphone portable. les co-auteurs de l'étude, parmi lesquels figurent elisabeth cardis, du centre international de recherche contre le cancer (circ) de l'oms et martine hours, médecin épidémiologiste, indiquent : "il y a une tendance générale à un risque accru de gliome chez les plus gros utilisateurs : usagers de longue date, gros consommateurs, ceux avec le plus grand nombre de téléphones".

les résultats de cette étude menée entre lyon et paris auprès de 800 personnes âgées de 30 à 59 ans montrent que "ceux qui possèdent ou utilisent plus d'un mobile ont deux fois plus de risques de développer un gliome", qui est une forme de tumeur du cerveau, indique le communiqué du criirem. l'augmentation du risque est identique chez ceux qui utilisent leur téléphone régulièrement depuis plus de quatre ans. autre constat : ceux qui passent le plus de temps au téléphone, ou dont les conversations durent souvent plus de cinq minutes, présentent un risque de gliome accru de 80%. enfin, ceux qui ont passé le plus d'appels, "dépassant les 5.000", présentent une hausse du risque de tumeur du cerveau de 50%.

Les dangers des ondes électromagnétiques inquiètent de plus en plus. au mois d'août, les associations agir pour l'environnement et priartém ont demandé dans un communiqué commun à ce que les programmes d'implantation en masse du wi-fi, en particulier dans les écoles, soient immédiatement arrêtés. ce jeudi, l'association cap 21 demande elle aussi une "protection des citoyens".
 
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Par Danger ondes
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Mardi 1 juillet 2008 2 01 /07 /Juil /2008 14:57

Le taux de mortalité des rats de laboratoire double lorsqu'ils sont exposés aux ondes des téléphones portables et réseaux wi-fi, indique une étude de l'université catholique de Louvain (UCL) citée mardi par le journal belge Le Soir.

Cette étude est publiée alors qu'une vingtaine de scientifiques et de cancérologues ont lancé le 15 juin à Paris un appel en faveur de mesures de précaution dans l'utilisation des téléphones portables, en l'absence de conclusions scientifiques définitives sur leur éventuelle dangerosité pour la santé.

Le taux de mortalité de trois groupes de rats soumis pendant 18 mois à trois niveaux d'expositions électromagnétiques utilisées dans les technologies mobiles s'est élevé à 60%, contre 29% dans un groupe de rats "épargnés", selon l'étude belge, qui constitue la thèse de doctorat en sciences appliquées défendue lundi à l'UCL par Dirk Adang.

Un résultat qualifié "d'inquiètant" par Le Soir, qui souligne que le rat "partage 90% de son patrimoine génétique avec l'homme".

Les causes de cette surmortalité chez le rat restent cependant encore à établir formellement, seuls 19 des 124 rats de laboratoire ayant jusqu'ici été autopsiés.

Mais Dirk Adang avance l'hypothèse d'un dérèglement du système immunitaire des rats, pourtant soumis à des ondes aux taux "conformes aux standards internationaux en vigueur".

"Il est remarquable que dans tous les groupes soumis à une exposition, on constate une augmentation des monocytes (globules blancs actifs dans l'élimination des particules étrangères) comparativement au groupe témoin", écrit le chercheur belge.

"Ces découvertes montrent un stress dans la formation du système sanguin après une exposition à faible dose, à long terme, de micro-ondes (...) C'est comme si l'organisme réagissait à une agression étrangère ou à une intrusion", ajoute-t-il.

Des études complémentaires seront nécessaires pour "établir si l'exposition aux micro-ondes a engendré un vieillissement prématuré des rats", estime M. Adang, qui assure toutefois que "les présomptions existent à ce niveau".

Après l'appel des scientifiques du 15 juin, l'Académie de médecine française avait estimé qu'inquiéter l'opinion sans se fonder sur des faits "relève de la démagogie".

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Par Danger ondes
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